En prévision des oraux blancs organisés en arts plastiques (mi-mai), voici quelques pistes d'entrainement :

n°1 : se présenter, annoncer ses spécialités, sa question et son plan

n°2 : détailler son plan, organiser son propos, développer avec clarté, soigner le vocabulaire, ne pas se répéter mais enrichir, argumenter, justifier, reformuler.

n°3 : s'entrainer à créer un support et à le présenter 

n°4 : s'entrainer à utiliser le tableau pendant l'échange

n°4 : travailler sa réactivité aux questions, enrichir l'échange avec le jury 

n°5 : savoir conclure et saluer avant de quitter la salle 

 

Ce qui peut valoriser votre oral : support pour le jury (préparer pendant les 20 minutes), partie en langue étrangère, lien avec actualité (par exemple, en conclusion), utilisation du tableau (pour schéma, croquis, noms ou mots clés).

 

Précisions apportées le 5 mai aménagements à prendre en compte

Finalités et modalités :

Loin de relever d’un discours formaté, d’un « prêt-à-penser », d’un « entretien de motivation », ce Grand oral doit au contraire être l’expression maîtrisée d’une réflexion personnelle. En ce sens, il symbolise l’aboutissement d’un parcours et mobilise les compétences attendues d’un lycéen :
- la maîtrise d’une parole personnelle, structurée et argumentée, dans l’exposé liminaire et dans l’entretien qui suit ;
- la capacité à déployer avec clarté et conviction une réflexion personnelle, à dialoguer, à débattre ;
- la démonstration de la maîtrise des connaissances requises ;
- l’aptitude encore à adopter une distance critique vis-à-vis des savoirs acquis, mais aussi vis-à-vis de son parcours et de son projet de formation.


Cette épreuve sera également l’aboutissement d’un travail important fourni par chaque élève. Au fil de ses échanges avec les professeurs ayant en charge ses enseignements de spécialité, il aura choisi les deux questions qu’il souhaite présenter, et ce selon ses goûts, selon leur lien avec son projet de formation, selon les relations qu’il aura éventuellement souhaité établir entre les enseignements. Il en aura défini la formulation, et partant envisagé le périmètre et les implications ; il aura élaboré des réponses construites, qu’il pourra approfondir ou ouvrir à d’autres perspectives lors de l’entretien. Ce travail de réflexion et d’argumentation, de synthèse et d’expression réunit ainsi, en une seule épreuve, un grand nombre des compétences attendues d’un étudiant s’engageant dans l’enseignement supérieur.
 
D’abord par un décompte simple : quelque 6 semaines nous séparent du début du calendrier de l’épreuve. Chacun des enseignements de spécialité pouvant désormais être consacré, selon des proportions variables, à la préparation de l’épreuve, c’est un nombre important d’heures, parmi les quelque 70 heures d’enseignement de spécialité à disposition, qui peut être exploité à cette fin : c’est là un temps largement suffisant pour envisager toutes les caractéristiques d’un oral dont les temps successifs sont de 5 minutes d’exposé et de 15 minutes d’entretien (10 échange + 5 orientation). 

Parce qu’elle doit exercer chaque élève à une réflexion en pleine responsabilité, parce qu’elle consacre l’autonomie de l’élève, cette préparation au Grand oral peut en outre s’adapter à l’enseignement en hybridation tel que sont aujourd’hui conduits à le pratiquer les lycéens : le travail à distance peut ainsi être utilisé à la préparation par chaque élève de son argumentation, à un entraînement à l’oral que rendent possible les outils numériques (enregistrements audio ou vidéo, transmis au professeur ou à des camarades pour analyse critique favorisant la prise de distance et l’appropriation des attendus de l’épreuve) ; il sera complété par des temps d’échange en présence avec les professeurs. Je sais que ce travail a déjà commencé depuis longtemps dans la grande majorité des établissements et que bon nombre d’équipes ont programmé des sessions d’oraux blancs en mai : je vous recommande d’organiser de tels entraînements qui permettront aux élèves de s’approprier les conditions de l’épreuve et aux futurs membres des jurys, les critères et les modalités de son évaluation.

J’ai également entendu les arguments sur la diversité des états de préparation des élèves à cette nouvelle épreuve. Pour y répondre, j’ai décidé de plusieurs aménagements qui seront mis en œuvre à cette session 2021 :
- lors de la première partie de l’épreuve, consistant en un exposé de 5 minutes, chaque candidat pourra disposer des notes qu’il aura saisies lors de sa préparation de 20 minutes ;
- pendant la deuxième partie de l’épreuve – l’entretien , il pourra recourir à un support comme un tableau pour y illustrer ou expliciter ses propos (en y posant une équation, en y esquissant une carte, …) 
- enfin, chaque candidat présentera au jury un descriptif, visé par ses professeurs ayant en charge les enseignements de spécialité et par la direction de son établissement, où figureront les points des programmes qui n’auront pu être étudiés. Cette démarche, déjà mise en œuvre dans certains oraux (ainsi à l’épreuve anticipée orale de français), permettra à chaque commission de jury de mieux circonscrire le champ des questions et des échanges lors de l’entretien, qui constitue la deuxième partie de l’épreuve. Je tiens par ailleurs à rappeler que des consignes de bienveillance seront très logiquement transmises aux jurys, au regard des circonstances particulières de cette session.

Ressources sur le Grand oral : https://eduscol.education.fr/729/presentation-du-grand-oral